Les dialogues de sourd sont omniprésents depuis le début de la campagne d'une électio
n dite décisive pour notre pays, l'élection présdentielle.
La violence des propos tenus nous interpellent en tant que professionnels de la communication bienveillante et positive.
Est-il imaginable ou cela frise t-il l'utopie que d'imaginer un discours ouvert, un rassemblement (terme repris par les deux candidats du 2ème tour de l'élection présidentielle) possible ?
Les forces en présence sont-elles à ce point antinomiques, ou cultivent-elles simplement les conditionnements liés au pouvoir ?
Les conflits de personne n'ont plus leurs places face aux crises à répétition qui animent l'Europe et le Monde, pourtant, ce fut la démonstration du débat d'hier soir.
Ce fut une démonstration de force, un combat.
Chaque candidat réagissait, figé dans son émotionnel.
Auraient-ils pu cesser de réagir, et passer à l'action dans un discours sage, fervent et passionné.
Auraient-ils pu se considérer comme des individus respectables dans leur parcours respectifs ?
Auraient-ils pu dire qui ils sont dans leurs propres convictions ?
Auraient-ils pu défendre leur programme et élever le débat au dessus des luttes intestines et personnelles ?
C'est ce que nous aurions aimer voir et entendre... des candidats sages, authentiques, à l'écoute, ouverts aux autres, mais aussi déterminés à faire partager leurs convictions pour le devenir de leur pays.
Nous aurions aimé voir et ressentir chez François Hollande et Nicolas Sarkozy, une ouverture, une nouveauté, une nouvelle démarche, un autre regard sur la mission qui leur sera confiée à l'un ou l'autre dès dimanche soir.
Sophie HAREL

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